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Au Québec, la profession de rédacteur et de rédactrice n’est pas régie par un ordre professionnel reconnu par le Code des professions (le Québec a créé un système professionnel assorti de divers outils législatifs pour le gérer : Code des professions, Office des professions, Ordres professionnels, etc.).
La SQRP ne délivre pas un permis ou une autorisation d’exercer, mais un agrément qui constitue une reconnaissance officielle d’un ensemble de connaissances et d’expérience. Le rédacteur agréé ou la rédactrice agréée par la SQRP est capable de mener à bien des mandats de rédaction, que ce soit à la pige ou dans le cadre d’un emploi permanent. Le titre « réd. a. » se veut donc un label de qualité.
Les gouvernements du Canada et du Québec appréhendent chacune de façon particulière la réalité de la rédaction professionnelle.
La Classification nationale des professions, établie par Ressources humaines et Développement des compétences Canada, propose plusieurs regroupements de professions mentionnant la rédaction. Nous jugeons pertinent de ne retenir que les codes 5121 (auteurs/auteures, rédacteurs/rédactrices et écrivains/écrivaines) et 5122 (réviseurs/réviseures, rédacteurs-réviseurs/rédactrices-réviseures et chefs du service des nouvelles). Ces deux regroupements d’activités illustrent bien le fait que la rédaction professionnelle se situe au confluent d’activités connexes que sont l’information, le journalisme, la littérature, la publicité, etc.
Au Québec, la Directive concernant la classification des emplois de la fonction publique et sa gestion considère que la rédaction appartient aux classes d’emplois de la famille des communications gouvernementales (section III, article 19).
La réalité du marché du travail est toutefois plus complexe. Bon nombre d'entreprises et d'organisations comptent parmi leur personnel au moins une rédactrice ou un rédacteur. Qu'elles portent le titre de rédacteur, de concepteur-rédacteur, de conseiller en rédaction, de rédacteur scientifique, de rédacteur technique, de rédacteur-réviseur, d'agent de communication, d'agent d'information, ces personnes accomplissent quotidiennement des tâches liées à la conception et à la rédaction de documents de communications publiques. Parallèlement à ces employés salariés qui oeuvrent dans les entreprises et les organisations, il existe au Québec quelques centaines de travailleurs autonomes dont l'activité principale consiste à concevoir et à rédiger des documents.
Si la définition de la profession est assez précise, sa reconnaissance sur le marché du travail est loin d'être aussi répandue que l'on pourrait le souhaiter. La SQRP veut relever dès maintenant ce défi de la reconnaissance professionnelle.
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